Les stratégies anti-iraniennes peuvent donner leurs fruits : vers un soulèvement du peuple iranien

La Maison Blanche a fait part, vendredi dernier, d’un accord secret américano-israélien visant à confronter avec l’Iran.

Selon la chaîne 10 de la télévision israélienne, les conseillers à la sécurité nationale des États-Unis et d’Israël, H. R. McMaster et Meir Ben-Shabbat, ont signé un protocole secret, le 12 décembre 2017, à la Maison Blanche, afin de mettre en œuvre des stratégies anti-iraniennes.

L’Iran a été ces  derniers jours le théâtre de multiples manifestations violentes. Le régime iranien commence  à fustiger Israël et les Etats-Unis, car le peuple iranien réprimé  trouve enfin sa voix  lors de manifestations pacifiques.

Faisant référence aux nouvelles manifestations anti-régime dans la République islamique, un ministre iranien a déclaré dimanche qu’Israël et les Etats-Unis « se réjouissaient » des manifestations, « comme s’ils croyaient que quelque chose se passait en Iran ».

« Nos ennemis, en particulier ceux qui ne représentent rien dans leur propre pays et ceux qui n’ont pas été élus par le peuple, ont affirmé ces derniers jours soutenir notre peuple et les droits de ce dernier », a déclaré Abdolreza Rahmani Fazli, ministre de l’Intérieur, selon Press TV.

« Le régime sioniste occupant, les régimes réactionnaires de la région et les Etats-Unis s’imaginent certaines choses, comme si quelque chose d’important se passait en Iran », a-t-il dit.

 Hassan Rohani « rempli d’inquiétude »

Lors de la réunion du cabinet qui s’est tenue ce dimanche après-midi, le président iranien  affirme  que « la nation iranienne comprend très bien la situation délicate dans laquelle se trouvent le pays, la région et le monde. Elle décidera en fonction de ses intérêts nationaux. »

« Le règlement de certaines des questions n’est pas facile et nécessite beaucoup de temps. Le gouvernement et le peuple doivent les résoudre, main dans la main », a-t-il indiqué.

« Certains problèmes économiques puisent dans les années passées et certains autres sont récents. Il incombe au gouvernement et au peuple de s’unir et de s’entraider. Mais le peuple ne se plaint pas seulement de la situation économique: il réclame la transparence sur les affaires de corruption. Il exige que la lumière soit faite sur certaines questions, que la lutte contre la corruption prenne une tournure plus sérieuse »  a-t-il précisé.

Le président Rohani a ensuite évoqué la satisfaction des ennemis de la Révolution islamique pour dire :

« Cet homme aux États-Unis qui veut compatir avec le peuple iranien, aurait-il oublié qu’il nous a récemment traités de peuple terroriste? [Refrence au discours  de Trump à la tribune de l’ONU au mois de septembre où il a qualifié les Iraniens de « nation terroriste »] Celui qui, de la tête au pied, montre de l’hostilité envers le peuple iranien, n’a pas le droit de nous exprimer de la compassion. Les pays arabes de la région qui n’ont jamais établi de bonnes relations avec notre pays, se réjouissent aujourd’hui des agissements qui l’ont secoué. Réfléchissons à un point: est-ce cette manière de protester était dans l’intérêt du peuple ou de celui des autres !? »

Les médias et réseaux sociaux dans les pays arabes sunnites littoraux du golfe arabe se sont réjouis des récentes manifestations en Iran. La situation économique difficile à laquelle fait face l’Iran est en premier lieu due au gaspillage des deniers en Syrie, en Irak, au Liban et au Yemen. Le pays est considéré comme le plus grand exportateur du terrorisme.

En Iran le peuple « n’a pas le droit »  de faire entendre ses revendications et ses doléances

L’Iran n’est  pas un pays démocratique où le peuple peut s’exprimer librement et descendre dans la rue pour protester contre le gouvernement. Les protestataires iraniens ne sont pas autorisés à manifester dans la rue et à critiquer leurs dirigeants sans qu’ils soient réprimés par les forces de sécurité.

De nombreux militants politiques, juristes et personnalités mediatiques se trouvent actuellement derrière les barreaux pour leur prise de position envers la crise actuelle. Les forces de sécurité en Iran ont  ouvert le feu depuis le premier jour sur les protestataires.

Le ministre de l’Intérieur de Rohani, Abdolreza Rahmani Fazli, a qualifié ces manifestations d’ « illégaux » et a supplié la population de « ne pas participer à ces rassemblements parce qu’ils créent des problèmes à eux-mêmes et aux autres citoyens ».

Les Basij circulaient à moto à grande vitesse dans les rues pour semer la terreur

Les Gardiens de la révolution(pasdaran), les Basij et des forces de sécurité en civil ont brutalement attaqué les manifestants. Dimanche soir, le troisième jour du soulèvement national du peuple iranien, les Gardiens de la révolution ont ouvert le feu sur une manifestation pacifiste de Doroud et tué au moins deux manifestants.

Les manifestations de différentes villes du pays, notamment Ahvaz, Rasht, Sari, Hamedan, Qom, Qazvin, Sabzewar, Bojnurd, Ispahan, Shiraz, Karaj, Qouchan et Zahedan, ont continué pendant la nuit en dépit des manifestations et des affrontements qui ont lieu toute la journée du dimanche.

Les forces répressives ont également utilisé des gaz lacrymogènes pour attaquer la population. Des femmes jouent un rôle important dans les mouvements de protestation. Les mercenaires du Basij ont attaqué les manifestants de manière organisée et les ont arrêté ou les ont brutalement battus dans de nombreuses villes du pays. D’un autre côté,des unités  anti-émeute ont attaqué et arrêté plusieurs manifestants qui étaient nombreux à protester dans le district de Sa’adat Abad à Téhéran.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israel

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *