Vincennes : Expropriation ou spoliation : à qui le tour ?

Depuis dix ans, la mairie de Vincennes utilise des pratiques violentes à
l’encontre de ses habitants, consistant à mettre en « emplacement
réservé » ou à exproprier des lieux de vie privés et publics (habitations et
commerces).
Dans les deux cas, le propriétaire se trouve, subitement et sans aucune
concertation, privé du droit de disposer de son bien. Il doit le céder tout de
suite ou plus tard à la municipalité, pour le compte d’un promoteur, à un
prix fixé artificiellement par l’administration en deçà du prix du marché.
La municipalité se garde bien d’informer directement les personnes
concernées, si bien que certains l’apprennent seulement par hasard des
années plus tard. Ils ne disposent plus que d’un seul moyen pour
combattre l’arbitraire : lancer à leurs propres frais une action juridique
pour tenter de faire annuler cette décision.
Le collectif « vincennes-danger- expro.org » est né de ce combat en
déposant plusieurs recours contre une modification du PLU instaurant les
« emplacements réservés ».
Cela concerne TOUS les Vincennois.
Ces agissements des élus en disent long sur leur conception de la
démocratie locale. Le bulletin municipal martèle chaque mois des mots
d’ordre tels que « agissons tous ensemble ». La municipalité multiplie
réunions et ateliers avec des communicants professionnels.
Les membres du collectif savent maintenant, pour y avoir assistés, qu’il
s’agit de consultations de pure forme. Alors que dans une conception

moderne de la vie locale, il faut un véritable dialogue avec les citoyens et la
société civile.
Les Vincennois ne doivent pas se satisfaire de ce faux-semblant de
concertation sur les sujets les concernant (Voir l’article sur
l’association Qualité de Vie à Vincennes dans le numéro 5 de notre
journal)
Autre point mis en avant par le collectif touchant TOUS les Vincennois : le
but de la municipalité, en recourant aux procédés décrits ci-dessus, est de
faciliter le bétonnage de la ville pour atteindre un niveau de densification
encore plus élevé (Vincennes est déjà la deuxième ville la plus dense de
France – source INSEE).
Pour justifier ce programme qui fait le bonheur des promoteurs, les élus
mettent en avant le niveau insuffisant de logements sociaux à Vincennes
par rapport aux exigences de la loi. C’est pour préparer cette évolution que
seront détruits des bâtiments plus bas, en bon état comme des pavillons et
leurs petits jardins, détruisant ainsi la diversité urbaine, les petits
poumons verts et les coins apaisés qui font précisément le charme et le
caractère dont tous profitent comme cadre de vie (à commencer par les
voisins qui bénéficient d’une bonne luminosité).
Avec ces changements, Vincennes sera étouffé, aseptisé et perdra sa
convivialité et des lieux populaires comme en témoigne les expropriations
en cours des cafés-restaurants Le Blason et son voisin le Gringo en face du
château et du Donjon (précédemment Le Berlioz), place Bérault.
De plus, comme le collectif le décrit sur son site www.vincennes-danger-
expro.org, la démarche de la municipalité consistant à imposer un niveau
relativement faible de logements sociaux dans les projets immobiliers
neufs ne fait avancer que très lentement le score de la ville dans ce
domaine, tout en densifiant le tissu urbain car à la livraison de chaque
nouveau projet vient s’y ajouter une majorité de logements non-sociaux.
Chiffres et graphiques montrent l’absurdité de cette fuite en avant qui ne
tient pas compte des conséquences de l’hyper-densification et de l’absence
d’accompagnement sur les infrastructures indispensables au maintien
d’une excellente qualité de vie qui a fait la réputation de la ville.
La municipalité aime présenter la Vincennes comme un lieu attractif, mais
attractif pour qui ? Ceux qui y vivent ou ceux qui ne font qu’y passer ?
Le collectif fait sur son site plusieurs suggestions d’alternatives possibles
en matière de politique urbaine à celle menée actuellement.

Adresse du site :
www.vincennes-danger- expro.org
Le collectif a lancé une pétition en ligne et sur papier qu’il invite un
maximum de nos lecteurs à signer (une signature par personne, texte
ci-dessous) :

En ligne : cliquer sur le bouton rouge (en haut à gauche de la page
d’accueil) à l’adresse suivante : www.vincennes-danger- expro.org

Texte de la pétition :

Madame Libert Albanel, sous prétexte de créer des logements sociaux, vous mettez en péril l’attrait
de nos rues en détruisant la diversité architecturale et la présence indispensable de petits jardins
qui sont autant de poumons verts au sein d’une ville déjà très construite et vous multipliez les
expropriations au frais du contribuable.
Cette politique supprime et menace des lieux de vie privés et publics (habitations et commerces).
De nombreux Vincennois dont les parcelles ont été mises en « emplacement réservé », pour être
acquises exclusivement par la commune, vivent sous pression et dans la crainte d’être expropriés à
leur tour.
Pourtant, les nouveaux grands ensembles immobiliers ainsi créés en démolissant des petites
copropriétés, des pavillons et leurs jardins, sont le plus souvent des opérations au profit de
promoteurs privés dont seulement une petite partie est dédiée aux logements sociaux.

 

Pour mener votre politique urbaine vous disposez d’autres solutions.

Cessez de chasser les Vincennois de chez eux

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Au Maire de Vincennes Mme Charlotte Libert Albanel, nous demandons de cesser les
expropriations et de supprimer les « emplacements réservés » inscrits dans le Plan Local
d’Urbanisme

NB : sur change.org Monsieur Lafon est mentionné car la pétition a démarré quand il était encore maire de la ville. Le nom
ne peut être modifié sur le site mais la pétition reste juridiquement valable

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